• Conférence débat : « Hôpital : un lieu de vie accessible à tous »

    Le 5 décembre prochain, l’Association Promotion de l’Acessibilité et de la Conception pour Tous (A.PACT) organisera une conférence débat autour de l’accessibilité à l’hôpital. Aujourd’hui, l’espace hospitalier doit en effet s’adapter aux besoins de tous ses usagers, notamment ceux qui se déplacent difficilement ou ceux qui ont des difficultés à communiquer, à entendre, à voir, à s’orienter ou à se repérer dans l’espace. L’hôpital est le lieu par excellence où le principe de non-discrimination trouve son application concrète, à travers les dispositifs d’accessibilité (…)

  • Le Forum Afrisanté les 5 et 6 Février à Marrakech (Maroc)

    Le Forum Afrisanté 2013 sera organisé les 5 et 6 Février 2014 à Marrakech au Maroc. Cette conférence réunira les acteurs clés pour le développement du secteur de la santé. Au programme de ces deux jours : des débats et des échanges autour de thématiques liées aux politiques et stratégies gouvernementales, aux mécanismes pour améliorer le fonctionnement du secteur, à l’implication du secteur privé, à l’importance des PPP et à l’apport des innovations technologiques. Cette conférence réunira les acteurs clés pour le développement du secteur de la santé en Afrique.

  • Le CHU Brugmann face aux nouveaux enjeux organisationnels et architecturaux

    Le Centre Hospitalier Universitaire Brugmann est un hôpital public appartenant à la Ville de Bruxelles, à la Commune de Schaerbeek et à leurs CPAS (Centre Public d’Action Sociale) respectifs. Membre du réseau IRIS, l’établissement est affilié à deux facultés de médecine bruxelloises, l’Université Libre de Bruxelles et la Vrije Universiteit Brussel. Le CHU forme, sur le site Horta, un groupement hospitalier avec l’HUDERF, et en partenariat avec le Centre de Traumatologie et de Réadaptation. (…)

  • CHIREC : Un nouvel hôpital pour répondre à l’évolution des technologies médicales

    Le CHIREC, Centre Hospitalier Interrégional Edith Cavell est né de fusions successives entre plusieurs sites hospitaliers. C’est en 2006, dans le cadre du plan stratégique, que le CHIREC a pris la décision de regrouper deux de ses sites bruxellois en un site unique. Cette décision découlait notamment de la constatation de vétusté des bâtiments, des difficultés d’extensions, du coût des rénovations et de la difficulté de faire cohabiter travaux et soins continus (…)

  • CHR Citadelle : Un hôpital pour tous, la santé pour chacun

    Hôpital public de 1036 lits, à la pointe de la technologie, le Centre Hospitalier Régional de la Citadelle est un des plus grands hôpitaux francophones de Belgique. Toutes les pathologies y sont traitées. L’établissement est également l’un des principaux employeurs de la région liégeoise avec quelques 3.639 collaborateurs et plus de 400 médecins. Le patient est toujours placé au centre des préoccupations du CHR qui défend l’idée d’accueil, de solidarité et de respect mutuel.

  • Edito – Automne 2013

    Dr Daniel Desir

    Dr Daniel Desir

    L’hôpital de l’avenir…

    Comme ses homologues au sein de l’Union Européenne, l’hôpital belge du futur est confronté à nombre de défis. Citons-en quelques spécificités.

    De 450 établissements en 1945, au terme de la dernière guerre mondiale, la Belgique a connu une réduction drastique du nombre d’institutions de soins pendant la seconde moitié du XXe siècle : à l’issue de multiples fusions et remembrements, il n’en subsiste aujourd’hui qu’une petite centaine, dont sept hôpitaux académiques adossés aux sept facultés de médecine complètes du Royaume. La plupart des grands hôpitaux sont à présent des structures multi-sites, ce qui en complexifie l’exploitation et la gestion. La Belgique ne peut se comparer par l’étendue ni au Canada, ni à la Norvège, ni même à la France. C’est un pays densément peuplé, mais de taille très réduite. L’exiguïté du territoire, qu’un automobiliste peut traverser de part en part – hors embouteillages – en moins de trois heures, rend plausible la promotion par les autorités d’une nouvelle vague de reconfigurations : les besoins sanitaires pourraient sans doute être couverts dans le futur par une soixantaine d’établissements modernes, bien répartis géographiquement.

    Ces réformes seront certes sources de tensions : l’hôpital est souvent le plus gros employeur dans les villes moyennes, ce qui, en cas de rationalisation, déclenche nombre de conflits avec la population et les élus locaux. Les coûts d’exploitation élevés exerceront toutefois une pression inéluctable sur des outils qu’il faudra continuer à remodeler pour en accroître l’efficience.

    Une autre question taraude les belges : depuis 1970, la poussée des thèses nationalistes et le succès électoral des partis flamands qui les soutiennent avec ardeur ont progressivement induit l’évolution du pays vers une structure fédérale. La nouvelle Constitution assigne un rôle renforcé aux Régions. Elle façonne une mécanique institutionnelle particulièrement compliquée, notamment à cause du statut bilingue et multiculturel de Bruxelles, tout à la fois capitale de l’Union Européenne, de la Belgique, de la Flandre et de la Fédération Wallonie-Bruxelles. La dernière des réformes, bientôt promulguée, éclate les compétences en matière de santé, et accessoirement de sécurité sociale. Le financement des soins hospitaliers restera – temporairement ? – une prérogative de l’Etat fédéral, mais le rôle des Régions se renforce pour programmer, encadrer et subventionner les infrastructures hospitalières, et pour gérer les politiques spécifiques ciblant les personnes âgées, dont le nombre croît rapidement au sein d’une population vieillissante. Cette répartition des rôles n’est pas figée : une frange significative de l’opinion flamande souhaite scinder complètement la sécurité sociale nationale, et mettre un terme à la monarchie constitutionnelle, fragilisée par l’intronisation récente d’un nouveau Roi peu populaire. Les ultranationalistes veulent même pousser au divorce complet entre Flandre et Wallonie, sur le mode convoité de la « partition de velours » qui a mis fin paisiblement à la Tchécoslovaquie en 1993.

    Nous n’en sommes pas là : toutes les projections indiquent que la désunion du pays, bien plus intriqué depuis deux siècles que ne l’étaient la Tchéquie et la Slovaquie, déboucherait sur un chaos institutionnel et un désastre économique majestueux. Même dans cette contrée surréaliste, les citoyens-électeurs seront probablement assez avisés pour refuser d’octroyer un aval démocratique de masse à ce scénario calamiteux. Nos partenaires européens voient d’ailleurs émerger d’un oeil sceptique, voire courroucé, cette fièvre régionaliste. Sa contagion pourrait aiguiser l’appétit indépendantiste – entre autres – des écossais, des corses, des basques, des catalans et des riverains de la vallée du Pô, et déstabiliser toute l’Union, qui a pourtant bien d’autres priorités à traiter.

    Tous les pays fédéraux (États-Unis, Allemagne, Canada, Suisse) connaissent, selon un périmètre variable, une distribution des compétences sanitaires entre État central et entités fédérées. Le modèle belge, résultat de vieilles rancœurs et de discordes linguistiques et culturelles sans rapport direct avec les enjeux de santé, risque d’entraîner les hôpitaux belges dans une spirale de surcoûts administratifs et de tracasseries bureaucratiques supplémentaires dont ils se passeraient bien. Comme ailleurs, leurs enjeux consistent d’abord à former et à retenir à bord des professionnels hautement qualifiés, à œuvrer à une meilleure qualité des soins, à absorber avec créativité et ténacité les avancées technologiques, le virage ambulatoire et les besoins croissants des patients âgés en perte d’autonomie, à tracer des trajets de soins plus efficaces et à renforcer la mise en réseaux des hôpitaux spécialisés avec les acteurs et les structures de première ligne.

    Dernière des préoccupations de l’heure : il n’est pas simple de préparer les dirigeants et les administrateurs des grands ensembles hospitaliers à ce tissu de défis. La formation à une meilleure gouvernance des établissements et des équipes et une réflexion sur les règles qui encadrent l’élaboration des plans stratégiques, le processus de prise de décision et la gestion opérationnelle devraient concourir à améliorer le professionnalisme et l’efficacité du secteur des soins de santé.

    Dr Daniel DESIR
    Directeur Médical
    CHU Brugmann, Bruxelles

  •