• Lettre ouverte aux acteurs de l’hôpital de demain

    J’ai le plaisir de vous faire découvrir le numéro 3 de la revue Architecture Hospitalière, le magazine des acteurs de l’hôpital de demain.

    Retrouvez dans chaque publication, les techniques nouvelles, les dernières avancées technologiques, les expertises de ceux qui réfléchissent aux nouvelles organisations et sur- tout les expériences que les maîtres d’ouvrages partagent avec vous le temps d’une interview. Rien n’est plus riche que les témoignages de ceux qui, au quotidien, vivent les projets qui font de l’hôpital ce lieu de vie si cher à chacun d’entre nous.
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  • Jacques Roos – Portrait de l’ingénieur hospitalier

    Depuis toujours, l’hôpital est conçu, bâti et entretenu par les compétences et l’expertise de plusieurs acteurs à l’image des architectes ou des ingénieurs. Chaque jour, les métiers techniques de l’hôpital œuvrent pour assurer la continuité des soins. L’ingénierie hospitalière joue un rôle de plus en plus important. […] En 1956, les ingénieurs hospitaliers du secteur public ont décidé de se rassembler en association. L’objectif était la création d’une structure vivante de rencontres et de mise en commun d’expériences ainsi que la promotion de la fonction technique. Aujourd’hui, l’association IHF regroupe près de 350 adhérents, des ingénieurs en poste dans les établissements de santé publics et privés ainsi que des ingénieurs de bureaux d’études ou d’entreprises des technologies hospitalières.

  • IUFC : Un outil innovant de coopération au service des patients

    Le CHU de Nice et le Centre Antoine-Lacassagne, (CAL) ont uni les compétences de leurs services d’Oto-Rhino-Laryngologie (ORL) et de chirurgie maxillo-faciale au sein d’un bâtiment flambant neuf de six étages, l’Institut Universitaire de la Face et du Cou (IUFC), qui a ouvert ses portes le 22 août 2011. L’IUFC est un groupement de coopération sanitaire « de moyens » mutualisant sur un même site des activités médicales et des plateaux techniques sous un format organisationnel unique assurant la mission de service public pour les spécialités représentées. L’institut devient le pôle de référence hospitalo-universitaire en matière de soins, d’enseignement, de recherche et de santé publique.

  • Nouvel hôpital de Mercy : Un pôle hospitalier novateur

    En 2001, afin de remédier à l’inadéquation d’une partie de son patrimoine bâti et d’optimiser ses coûts d’exploitation, le CHR de Metz Thionville a lancé un vaste programme immobilier, avec la construction sur Metz d’un nouvel hôpital de médecine / chirurgie, l’hôpital de Mercy, et d’un nouvel hôpital « Femme-Mère-Enfant ».
    Cette opération constitue un enjeu majeur de la prise en charge sanitaire du bassin de population du nord de la Lorraine. L’ensemble des disciplines médicales et chirurgicales, jusqu’alors assurées par l’hôpital, y sera maintenu avec une capacité d’accueil étendue et un cadre de soin idéal.

  • Editorial – Mai 2012

    Jacques Roos

    Jacques Roos

    C’est avec plaisir que j’ai accepté l’invitation de la rédaction de la revue Architecture Hospitalière de rédiger l’éditorial du numéro 3 et ceci pour de multiples raisons.

    L’architecture hospitalière est un thème d’une importance considérable. Elle concerne des centaines de milliers de mètres carrés de construction chaque année en France et a un impact certain sur l’urbanisme et l’aménagement du territoire. Elle est fréquentée par des millions d’entre nous chaque année, soit pour une visite à un patient, soit pour une consultation, un examen, une intervention ou pour un séjour plus long. Elle est le lieu de travail de centaines de milliers de personnels hautement qualifiés qui exercent 24 heures sur 24. En bref, elle est un enjeu sociétal de première importance sous de multiples aspects.

    D’un point de vue plus professionnel, la conception d’un bâtiment hospitalier est caractérisée par une complexité extrême due à des exigences multiples et souvent contradictoires :
    – Cohabitation dans la même structure d’espaces ayant des fonctions et des contraintes totalement différentes tels que les espaces d’accueil et de consultation, les unités d’hébergement, les espaces des plateaux médico-techniques avec l’imagerie, la médecine nucléaire, la radiothérapie, les secteurs interventionnels, les soins intensifs, tous caractérisés par de fortes contraintes techniques, les espaces de process quasi industriels tels que les laboratoires, les stérilisations, les pharmacies y compris toutes les composantes logistiques de stockage et de distribution le plus souvent automatique, les espaces tertiaires d’administration…
    – Mise à disposition d’espaces confortables, rassurants et sécurisés pour des consultants ou des patients fragilisés par leur pathologie.
    – Mise à disposition d’espaces fonctionnels, ergonomiques et agréables pour un personnel très sollicité.
    – Contrôle de l’impact environnemental et des dépenses d’énergies.
    – Adaptabilité du bâti, notamment du plateau médico-technique, pour permettre d’intégrer les multiples évolutions technologiques et sociétales dans le domaine de la santé.
    – Intégration de volumes significatifs dans le contexte urbain et environnemental spécifique du projet y compris les multiples conséquences en termes de déplacements, de création d’activités connexes et d’image.

    Il en résulte la nécessité d’une coordination étroite et suivie entre une équipe de conception multidisciplinaire composée d’architectes, d’ingénieurs et de consultants représentant de très nombreuses spécialités, une équipe de maîtrise d’ouvrage associant les représentants des utilisateurs et les institutions en charge des multiples autorisations à solliciter pour la réalisation et la mise en exploitation. La réussite d’une opération hospitalière dépend donc de très nombreux facteurs qu’aucune partie ne maîtrise dans sa totalité.

    Un architecte qui possède de nombreuses réalisations hospitalières à son actif me rappelait récemment avec juste raison l’humilité qui sied à tous les participants confrontés à la problématique d’une opération de construction hospitalière. Des solutions qui peuvent apparaître comme séduisantes pour un spécialiste peuvent s’avérer des échecs parce qu’un aspect spécifique des données n’a pas été pris en compte.

    Paradoxalement, et ce malgré la richesse du sujet, mais peut être justement du fait de la complexité et du caractère collectif de la conception qui y préside, les réalisations hospitalières sont peu traitées dans les revues professionnelles d’architecture. Or la diffusion de l’information, le partage d’expériences, l’analyse des réalisations récentes, les comparaisons avec les réalisations étrangères, le point de vue des concepteurs, des maîtres d’ouvrage et des utilisateurs, sont des éléments fondamentaux pour découvrir les innovations, les nouveaux concepts, les nouvelles tendances et les meilleures pratiques évitant ainsi de reproduire des expériences qui n’ont pas donné les résultats attendus.

    La revue « Architecture Hospitalière » s’est donnée des objectifs ambitieux pour faire découvrir et traiter des multiples facettes de cette problématique. C’est un outil qui participe ainsi pleinement à la diffusion des connaissances et au partage des expériences, éléments incontournables pour une démarche d’amélioration permanente de la qualité, de l’efficience et de l’humanité de nos établissements.
    C’est pourquoi je lui souhaite succès et longue vie.

    Jacques Roos
    Président IHF
    Ingénieur général aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg

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