• Hospital 21 : donner un nouveau souffle à l’hôpital du 21e siècle

    Cette année, la Paris Healthcare Week a eu l’honneur d’accueillir le séminaire annuel du groupe de santé publique de l’Union Internationale des Architectes (UIA), organisé en collaboration avec les principaux acteurs de la santé publique française. L’UIA est une organisation non gouvernementale qui depuis plusieurs décennies garantie un échange à cette échelle globale entre architectes.

  • Le Médipôle Lyon-Villeurbanne : le plus grand centre hospitalier privé de France

    Le Médipôle Lyon-Villeurbanne est né de la stratégie de CAPIO et RESAMUT croisée à la volonté de l’ARS. Le projet de mutualisation vise à rechercher l’efficience de l’offre de soins, développer les prises en charge ambulatoires et réduire les capacités d’hospitalisation complète et enfin améliorer la qualité des pratiques et des soins aux patients. Le patient est réellement au coeur de cet ambitieux projet.

  • Hôpitaux Universitaires de Strasbourg : Le Plateau Médico-Technique et Locomoteur et l’Institut Régional du Cancer : une première étape dans la restructuration du site Hautepierre

    Les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg symbolisent aujourd’hui l’alliance entre la tradition de l’humanisme hospitalier et la plus grande modernité dans les technologies médicales déployées au service des patients. Depuis plusieurs années, les HUS sont engagés dans des projets d’envergure ayant pour but de regrouper les activités sur des plateaux techniques performants, dans des locaux respectant scrupuleusement les normes.

  • Le CHU de Nantes : vers un établissement « universellement hospitalier » …

    Etablissement de référence, le CHU de Nantes réunit plus de 12 000 professionnels au service du soin, de l’enseignement et de la recherche. Fière de ses missions de service public, cette communauté hospitalière porte l’ambition de l’excellence et de l’innovation pour tous. C’est dans cette dynamique, et avec cette envie de renouveler, à terme, le modèle hospitalier, qu’a été conçu le projet d’établissement 2018-2022.

  • Le nouveau centre ambulatoire du Centre Hospitalier de Mâcon : préfigurer l’hôpital de demain…

    Au carrefour de deux régions sanitaires Bourgogne et Rhône-Alpes, le Centre Hospitalier de Mâcon est l’établissement public de santé de référence pour le sud du Territoire de Santé de la Saône-et-Loire. Depuis 2015, l’hôpital est engagé dans un vaste programme de restructuration-modernisation qui devrait s’achever en 2024. Une étape charnière a été franchie au printemps 2018 avec l’ouverture du nouveau centre ambulatoire.

  • Edito – Automne 2018

    A l’image des projets de l’hôpital de Mâcon et du CHU de Nantes publiés dans ce numéro, nous constatons depuis plusieurs années une complexification notable des projets architecturaux hospitaliers. Les impératifs d’efficience et de rationalisation auxquels répondent les hôpitaux donnent naissance à des programmes toujours plus ambitieux et des solutions architecturales à la fois novatrices et extrêmement modernes. Maîtres d’ouvrage et maîtres d’oeuvre s’accordent sur le fait que les projets architecturaux hospitaliers actuels sont parmi les plus exigeants et les plus complexes à traiter. Tous les acteurs impliqués, qu’ils soient hospitaliers ou experts de la conception et de la construction, reconnaissent que le rôle de l’architecte devient toujours plus riche et vaste.

    Aussi, de nombreuses agences intègrent de nouveaux profils dans leurs équipes (designers, ingénieurs, architectes d’int.rieur, paysagistes, etc.) pour traiter toujours plus efficacement les sujets dont elles ont la responsabilité. Et pourtant, les maîtres d’ouvrage, évidemment soumis aux réglementations des marchés publics, continuent de faire appel aux agences d’architecture comme si leurs missions se limitaient encore à « dessiner une enveloppe ». Une fois encore, dans le domaine hospitalier, le rôle de l’architecte est d’une toute autre dimension. Par la relation étroite existante entre structure et organisation, en concevant un hôpital, l’architecte donne forme aux missions, aux ambitions et aux exigences des acteurs hospitaliers.

    La rationalisation et la flexibilité, qui sont devenues des notions centrales pour l’hôpital, bouleversent largement son approche et sa gestion des projets. La technicité croissante des pratiques médicales et des traitements chirurgicaux implique la conception d’environnements hautement contrôlés. Le développement de l’ambulatoire, quant à lui, nécessite, entre autres, une grande optimisation des axes de circulations et des connexions fonctionnelles entre les services. Pour traiter ces volets et bien d’autres, l’architecte doit devenir porteur à part entière de la vision du maître d’ouvrage. Il doit comprendre et intégrer dans ses réflexions les missions de l’hôpital, les enjeux liés au développement de ses activités et son rapport avec son territoire. Il a donc toute sa place à la table des réflexions dès la phase de programmation d’un projet hospitalier.

    Intégrée à ce stade d’un projet, une agence d’architecture disposant des connaissances du marché de la santé et des compétences nécessaires à la gestion de projets hospitaliers peut plus rapidement comprendre ses enjeux. En identifiant rapidement les missions et les impératifs des équipes hospitalières, elle peut proposer très tôt un rendu architectural adapté au projet. Elle peut aussi interagir plus longuement avec les acteurs hospitaliers et ses partenaires dans le cadre de l’opération pour parfaire sa conception. Il existe un lien très étroit entre le maître d’ouvrage hospitalier et l’architecte, renforcé par les ambitions de notre politique de santé nationale prônant la rationalisation des espaces.

    N’est-il pas temps, enfin, de placer le travail de l’architecte dès la programmation d’un projet hospitalier ou mieux encore, dès les premières réflexions sur le projet médical censé être la clé de voute du projet architectural ?

    Cyril Coponat
    Rédacteur
    Architecture Hospitalière

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