• Brésil : l’international comme terre d’échange et d’inspiration au service des acteurs de l’hôpital de demain

    Après des séjours au Texas (Etats-Unis), au Japon ou encore à Londres (Royaume-Uni), une vingtaine de spécialistes (aussi bien des architectes spécialisés en santé, que des représentants de grands établissements européens de santé, et des industriels) ont participé à l’automne 2018 à un voyage d’étude au Brésil, toujours à l’initiative de la revue Architecture Hospitalière.

  • Nouveau CHU de Caen Normandie : l’hôpital universitaire de demain, un projet majeur pour le secteur de la santé et pour le territoire

    La construction du Nouveau CHU de Caen Normandie est une des plus importantes opérations de reconstruction de cette décennie. Elle va permettre de moderniser significativement l’offre hospitalière publique de la Région Normandie. Cette opération a été officiellement lancée en décembre 2016. Appels à projets, groupes de travail, sélection des projets et signature du marché de maîtrise d’oeuvre avec AIA Life Designers se sont succédés.

  • Centre Hospitalier du Mans : un nouveau visage pour l’établissement

    Le Centre Hospitalier du Mans est l’un des plus importants de France, hors CHU. Il est actuellement engagé dans le projet ARC (Ambulatoire, Regroupement des médecines de spécialité, Cheminements) qui vise à doter l’établissement de bâtiments parfaitement adaptés à la prise en charge ambulatoire. Cette ambitieuse opération prévoit l’ouverture pour cette année 2019 de deux nouveaux bâtiments, le centre ambulatoire Plantagenêt et le bâtiment d’hospitalisation Madeleine Brès.

  • Hôpital Riviera-Chablais : le Centre hospitalier de Rennaz ouvre ses portes cette année

    L’Hôpital Riviera-Chablais, hôpital intercantonal, emploie près de 2 000 collaborateurs répartis aujourd’hui sur les sites de Monthey, Aigle, Montreux, Mottex, Vevey Providence et Vevey Samaritain. Cette situation va évoluer cette année avec l’ouverture du nouveau Centre Hospitalier de Rennaz dont l’objectif est de fournir des prestations médicales de haute qualité sans les écueils de la répartition actuelle sur les 6 différents sites.

  • Edito – Printemps 2019

    Gérard Huet

    En octobre dernier, j’ai accompagné une délégation européenne composée d’architectes, d’hospitaliers et d’industriels au Brésil. Nous avons toutes et tous été marqués par la visite du Centre SARAH North Lake à Brasilia, un centre de réadaptation spécialisé en neuroréhabilitation. Par la générosité de ses espaces et la polyvalence des lieux, ce bâtiment participe entièrement à améliorer la qualité des soins ainsi que la relation entre les patients et le personnel. Ce centre est né d’une étroite collaboration et d’un échange constant entre l’architecte Lelé et les équipes de l’établissement menées par la présidente du réseau SARAH, le docteur Lucia Braga très impliquée dans le projet. Cette entente entre les différents acteurs impliqués est d’ailleurs parfaitement retranscrite dans la qualité architecturale de ce centre. Cette visite à Brasilia a un peu plus renforcé nos interrogations sur nos procédures en France…
    Aujourd’hui, sur un projet hospitalier, l’expression des besoins est portée par des structures spécialisées, dites de programmation, où l’attention à l’architecture est rarement évoquée. Je pense que le sens d’un projet et d’un bâtiment de soins ne peut être défini par les seuls programmistes. Cet écueil est manifeste dans le cadre de procédures publiques qui nous privent des contacts avec les futurs utilisateurs durant la phase essentielle dite de conception. De fait, lorsqu’une équipe de maîtrise d’oeuvre a la chance d’être lauréate d’un concours et peut enfin rencontrer les équipes soignantes, sa marge de manoeuvre se trouve ainsi extrêmement limitée… C’est ce que nous avons ressenti lors de notre déplacement à Brasilia. En France, et c’est aussi valable en Europe, nous sommes dans une recherche extrêmement exigeante de la performance économique, et dans ce contexte, la dimension poétique et humaniste de la structure de soin est difficile à tenir.
    Afin de faire évoluer les mentalités et espérer bouger les lignes, nous devons continuer à discuter, à échanger et à multiplier les rencontres à l’image des Journées de l’Architecture en Santé*. Nous devons, toutes et tous, nous exprimer et expliquer ce que ressentent les utilisateurs des établissements de santé, aussi bien les patients que les accompagnants et les personnels. Nous devons rappeler l’intérêt de penser le bien-être des utilisateurs sans pour autant éluder les considérations d’ordre économique. Il est donc primordial que tous les acteurs de l’acte de construire puissent travailler ensemble dès les prémices du projet. Nous, architectes, sommes assignés au devoir de pugnacité pour faire entendre que l’établissement de soin est, avant tout, un équipement public ouvert à tous, ouvert à l’altérité.
    Aujourd’hui si la technicité des actes de soins est appréciée et reconnue, nous avons tous le devoir de véhiculer ce besoin, de redéployer une prise en charge plus qualitative, plus adressée, afin de renforcer le lien entre patients et soignants. Nous avons ainsi beaucoup de travail à accomplir afin que l’architecture ne soit pas qu’une simple réponse à des besoins fonctionnels. Je vous convie à prendre exemple sur certaines réussites architecturales, et le Centre SARAH à Brasilia en est, incontestablement, une illustration…

    Gérard Huet
    Architecte
    Président de l’Union des Architectes Francophones pour la Santé

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