© Cedrine Brun-TrescaFondée en 1996 par Philippe Teissonnière, DLM Créations s’est imposée au fil des années comme un acteur à part dans l’univers du mobilier et de l’aménagement intérieur pour les établissements sanitaires, médico-sociaux et les lieux de vie dédiés aux personnes fragiles. L’entreprise familiale a construit sa trajectoire sur une conviction simple : le mobilier ne relève pas seulement de l’équipement, il participe pleinement à la qualité de vie des résidents, au confort des usages et aux conditions de travail des professionnels. Aujourd’hui, cette histoire se prolonge dans une nouvelle étape de son développement, portée par la continuité d’un savoir-faire et d’une culture du terrain restée très forte. Au-delà de son offre de mobilier, DLM Créations défend une approche globale, qui associe conception des produits, aménagement intérieur, personnalisation des ambiances et accompagnement des établissements dans leurs projets. Cette logique s’appuie de longue date sur un bureau d’études intégré et sur une attention particulière portée aux usages réels, qu’il s’agisse des espaces collectifs, des chambres, des lieux d’animation ou des environnements plus domestiques que recherchent désormais de nombreux gestionnaires. Dans un secteur en pleine mutation, l’entreprise s’inscrit ainsi dans une évolution plus large : celle d’établissements appelés à conjuguer fonctionnalité, hospitalité, lisibilité des espaces et qualité perçue. Depuis plusieurs années, DLM Créations a aussi renforcé son positionnement autour de la prévention des troubles musculosquelettiques et du maintien de l’autonomie, en développant des solutions pensées à partir des réalités du terrain et en lien avec des experts de santé. Sa gamme Ergomodel, comme le développement plus récent de son offre en lits médicalisés, traduit cette volonté de proposer des produits capables d’améliorer à la fois le quotidien des personnes accompagnées et celui des soignants. À l’heure où les enjeux du vieillissement invitent à repenser les formes d’habitat, les parcours et les usages, DLM Créations revendique ainsi une vision du mobilier comme levier concret d’un vieillissement plus positif, plus digne et plus libre.
Propos recueillis auprès de James Teissonnière, direction générale
DLM Créations fête cette année ses 30 ans. Quel regard portez-vous sur le chemin parcouru depuis la création de l’entreprise par Philippe Teissonnière ?
James Teissonnière : DLM Créations s’est construite progressivement, avec une capacité permanente à s’adapter aux besoins du terrain. À l’origine, l’entreprise s’est développée autour du linge de maison, comme des rideaux ou des couvre-lits, avec une volonté simple mais déjà structurante : améliorer le cadre de vie dans les établissements en apportant de la cohérence, de l’harmonie et du confort. Très rapidement, le contact direct avec les établissements a permis d’identifier des problématiques plus larges. Nous avons constaté qu’au-delà du produit, il existait des besoins non couverts, des usages contraints et parfois un manque de solutions adaptées au quotidien des soignants comme des résidents. C’est à partir de ce constat que DLM Créations a commencé à évoluer, en élargissant progressivement son périmètre d’intervention. Depuis trente ans, l’entreprise s’est donc construite dans une logique d’observation, d’écoute et d’ajustement continu. Nous avons structuré notre offre non pas à partir d’une vision descendante, mais en partant des usages réels. Cette capacité à se réinventer, tout en restant au plus près du terrain, constitue aujourd’hui le fil conducteur de notre développement.
Dans quelle mesure cette évolution de DLM Créations s’est-elle construite à partir des manques identifiés sur le terrain ?
J. T. : L’idée a toujours été très simple : nous sommes sur le terrain, nous identifions un manque et nous nous demandons si nous pouvons proposer une solution. C’est vraiment cette logique qui a guidé l’évolution de DLM. Au fil du temps, nous avons constaté que les établissements évoluaient beaucoup et les publics accueillis aujourd’hui ne sont plus les mêmes qu’il y a quinze ans. Les résidents sont plus dépendants, ce qui change complètement les besoins et les réponses à apporter. Donc nous devons nous adapter en permanence. Nous partons du terrain, nous observons les problématiques, et nous essayons d’apporter des solutions, toujours avec le même objectif : répondre à un besoin réel et apporter quelque chose d’utile à l’humain.
Dans une transmission entre père et fils comme la vôtre, qu’est-ce qui se transmet réellement ?
J. T. : Ce qui est très important dans la transmission, ce sont les valeurs humaines. Depuis le départ, l’entreprise s’est construite autour de cette idée : sur le terrain, nous travaillons pour l’humain et en interne, la dimension humaine doit être tout aussi centrale. La culture d’entreprise repose vraiment sur cette valeur. Elle reste essentielle, même si, entre deux générations, les modes de management évoluent forcément. Nous n’avons pas la même manière de travailler ni d’organiser les équipes mais le socle reste identique. Ce qui se transmet, ce n’est pas uniquement une activité ou un savoir-faire, c’est une manière de travailler, une exigence vis-à-vis du terrain et surtout cette conviction que l’humain doit rester au cœur de tout.
