
Le futur Institut Universitaire de Biologie Pathologie du CHU de Nice, confié au groupement mené par l’agence Groupe-6, prendra place sur le site de Pasteur. Ce bâtiment de 12 000 m² sur huit niveaux doit réunir des activités aujourd’hui dispersées, avec l’objectif de mieux organiser les flux, de renforcer la coopération entre équipes et de doter le CHU d’un outil à la hauteur de ses ambitions hospitalo-universitaires. Implanté sur une parcelle contrainte, dans un environnement patrimonial et paysager singulier, le projet se distingue aussi par une écriture architecturale forte, pensée pour conjuguer performance technique, modularité des laboratoires et qualité des espaces de travail.
Propos recueillis auprès de Rodolphe Bourret, Directeur Général du CHU de Nice, Yoann Lagorce, Directeur Général Adjoint, et Xavier Garret, ingénieur travaux
Comment définiriez-vous ce projet d’Institut de Biologie et Pathologie du CHU de Nice ?
Rodolphe Bourret : Ce projet revêt une importance stratégique, à la fois pour le CHU et pour le territoire. Il doit permettre de réunir sur un même site l’ensemble des plateaux techniques de biologie et d’anatomo-pathologie, aujourd’hui dispersées, afin d’offrir aux équipes médicales et soignantes du CHU et à la population une réponse plus innovante, plus rapide et plus agile tout au long de la chaîne de soins. La biologie et l’anatomo-pathologie constituent en effet un maillon essentiel de la prise en charge. Pour nous, cet institut est donc un projet majeur, qui porte à la fois une ambition de soin et une ambition de recherche, puisqu’il rassemble sur un même site les activités de biologie, et d’anatomopathologie.
Pourquoi est-il pertinent de réunir dans un même lieu des activités jusqu’ici dispersées sur différents sites ?
Yoann Lagorce : L’enjeu principal réside dans la modernisation du plateau technique et la gradation de la réponse biologique. Avec la création d’un site unique, l’objectif est de faire évoluer la prise en charge en s’appuyant sur des équipements biomédicaux performants, et innovants ce qui suppose de regrouper les activités. Ce regroupement doit permettre d’améliorer la qualité globale de la prise en charge dans toutes ses dimensions. En réunissant sur un même site l’ensemble des activités de biologie et de pathologie, nous gagnons en cohérence et en efficacité tout au long du parcours de soin.
Qu’est-ce que ce regroupement doit changer concrètement pour les équipes, pour l’organisation du travail et pour la performance globale du pôle ?
Xavier Garret : L’organisation cible doit permettre de faire émerger des laboratoires pluridisciplinaires, voire transdisciplinaires, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. À l’heure actuelle, les activités sont dispersées sur plusieurs sites, avec une organisation répartie entre trois implantations, cinq bâtiments et près de neuf secteurs géographiques. Le regroupement doit donc nous permettre de moderniser à la fois l’outil de travail et les processus. Cette évolution impliquera nécessairement une adaptation des équipes, précisément parce que les nouveaux modes de fonctionnement seront davantage pluridisciplinaires et transdisciplinaires. Nous pourrons mutualiser les fonctions transversales, certaines fonctions logistiques, mais aussi les équipements, afin de les rendre plus modernes et plus efficients. Pour les équipes, ce regroupement représente donc à la fois un changement d’organisation et une montée en compétence sur plusieurs disciplines, alors qu’aujourd’hui notre fonctionnement reste encore très structuré par spécialité.
