© ©GeberitLe vieillissement de la population conduit à repenser en profondeur les lieux destinés aux personnes âgées. EHPAD, résidences accompagnées, établissements sanitaires ou logements adaptés ne peuvent plus être envisagés uniquement sous l’angle du soin et de la dépendance. Ils doivent aussi préserver l’autonomie, l’intimité, le confort et le lien social, tout en répondant aux contraintes quotidiennes des professionnels. Cette évolution suppose de dépasser les réponses strictement réglementaires pour partir des usages réels. La chambre, notamment, ne peut plus être considérée comme une simple unité fonctionnelle : elle est à la fois un lieu de vie, un espace d’intimité et un environnement de soin. Sa conception doit donc concilier personnalisation, sécurité, ergonomie et qualité d’usage. La consultation des résidents, des familles, des soignants et des gestionnaires devient essentielle pour identifier les besoins insuffisamment pris en compte et faire émerger des solutions véritablement adaptées. C’est dans cette démarche que s’inscrit l’engagement de Geberit au sein de l’UAFS et de son groupe de travail consacré à l’habitat du grand âge. En apportant son expérience des projets sanitaires et médico-sociaux, l’industriel contribue aux réflexions sur l’accessibilité, l’hygiène, la maintenance, la durabilité et l’aménagement des espaces sanitaires. L’objectif est de mettre la technique au service du quotidien, afin de concevoir des lieux plus sûrs et plus simples à vivre, capables de soutenir l’autonomie des résidents tout en facilitant le travail des équipes.
Propos recueillis auprès de Daouda Diakité, Responsable Développement de Marché Santé, GEBERIT
Pouvez-vous vous présenter et préciser vos missions au sein de Geberit ?
Daouda Diakité : Je suis Responsable Développement Marché Santé chez Geberit France. Ma mission consiste à accompagner les acteurs du secteur sanitaire et médico-social dans leurs projets de construction, de rénovation et de transformation des établissements. Concrètement, j’interviens auprès des maîtres d’ouvrage, architectes, bureaux d’études, exploitants et entreprises afin d’identifier leurs enjeux, de comprendre les usages réels des espaces et de proposer des solutions adaptées aux contraintes spécifiques du monde de la santé. Mon rôle dépasse largement la seule dimension produit : il s’agit avant tout d’être à l’écoute des besoins du terrain et de contribuer à concevoir des environnements plus sûrs, plus performants et plus confortables pour les patients, les résidents et les soignants.
Dans quelle mesure votre rôle au sein de Geberit vous amène-t-il à échanger avec les architectes, les maîtres d’ouvrage et les acteurs du médico-social ?
D. D. : Ces échanges sont au cœur même de ma fonction. Les architectes et les maîtres d’ouvrage sont aujourd’hui confrontés à des enjeux complexes : vieillissement de la population, attractivité des établissements, évolution des parcours de soins, contraintes budgétaires et exigences environnementales.
Mon rôle consiste à créer du dialogue entre les différentes parties prenantes afin de comprendre les besoins d’aujourd’hui mais aussi d’anticiper ceux de demain. Les acteurs du médico-social, notamment, nous apportent une vision extrêmement précieuse des usages quotidiens, des contraintes d’exploitation et des attentes des résidents comme des professionnels.
Cette proximité avec le terrain nous permet de proposer des solutions qui répondent à de véritables besoins d’usage et pas uniquement à des considérations techniques.
Au-delà de la prescription de ses solutions, pourquoi Geberit a-t-il souhaité s’impliquer au sein d’une association comme l’UAFS ?
D. D. : L’UAFS constitue un espace de réflexion et de dialogue particulièrement pertinent parce qu’elle rassemble l’ensemble des acteurs qui participent à la conception des lieux de santé et du médico-social.
Pour Geberit, l’objectif n’est pas de promouvoir des produits mais de contribuer à une réflexion collective autour des usages, des besoins des utilisateurs et de l’évolution des établissements. Nous sommes convaincus que les industriels ont un rôle à jouer dans cette démarche en partageant leur connaissance du terrain, leur expérience des projets et leur capacité à observer les tendances qui émergent.
Cette participation nous permet également d’écouter davantage et de mieux comprendre les attentes de l’ensemble de l’écosystème.
