© muchlysunahmad - stock.adobe.comIS2 Global Solutions est spécialisée dans la sûreté des sites sensibles, principalement à travers les systèmes de contrôle d’accès et de vidéosurveillance. L’entreprise intervient dans une logique d’accompagnement, depuis l’analyse des besoins jusqu’à la mise en œuvre et à la maintenance des équipements, en privilégiant des solutions adaptées aux installations existantes et aux contraintes propres à chaque site. Au CHU de Dijon, IS2 Global Solutions accompagne la modernisation progressive des systèmes de sûreté. Dans un établissement de cette ampleur, le renouvellement des équipements doit être conduit sans interrompre l’activité et en garantissant la compatibilité entre les anciennes et les nouvelles technologies. Cette démarche repose sur une coordination étroite avec les équipes du CHU, les services techniques, les constructeurs et les entreprises présentes sur le site, afin de sécuriser durablement les accès, les locaux et les infrastructures sensibles.
Propos recueillis auprès de Quentin Delorieux, fondateur IS2 Global Solutions et Cyril Rusconi, chef de service sécurité sûreté au CHU de Dijon
IS2 Global Solutions est une entreprise très jeune. Pouvez-vous nous raconter la genèse de sa création et ce qui vous a conduit à lancer cette structure ?
Quentin Delorieux : J’ai travaillé pendant 10 ans au sein d’une grande société spécialisée dans les systèmes de sécurité et de sûreté. J’ai d’abord développé une expertise dans le domaine de la sécurité incendie, avant d’intervenir sur les équipements de sûreté du CHU de Dijon dans le cadre d’un premier contrat. Pendant près de 6 ans, j’ai accompagné l’établissement dans l’évolution de ses installations. Le CHU avait engagé une dynamique importante de modernisation, avec de nombreux projets et un besoin croissant d’anticiper l’obsolescence des équipements. Cette démarche nécessitait une expertise de proximité, une forte réactivité et une capacité à proposer des solutions adaptées dans la durée. Cette volonté m’a conduit à créer ma propre entreprise, spécialisée dans le domaine de la sûreté.
Comment votre activité s’est-elle ensuite développée ?
Q. D. : À l’origine, je ne pensais pas intervenir aussi régulièrement au CHU, puisque j’accompagne également d’autres clients, notamment le circuit de Dijon-Prenois sur ses installations de vidéosurveillance, ainsi que plusieurs sites industriels. La collaboration avec le CHU s’est néanmoins développée naturellement. L’établissement réunit plusieurs services, clients et entreprises intervenant sur un même site et certaines sociétés disposent de contrats-cadres mais ne maîtrisent pas toujours l’ensemble des installations de sûreté. Mon rôle consiste alors à leur apporter une expertise complémentaire et à coordonner les interventions avec les équipes du CHU. Cette coopération fonctionne très bien et elle me permet de travailler avec l’ensemble des acteurs du site, de continuer à développer mon expertise et d’accompagner progressivement la croissance de mon entreprise.
Quel est aujourd’hui le positionnement d’IS2 et que proposez-vous concrètement aux établissements et à vos clients ?
Q. D. : Le positionnement d’IS2 Global Solutions repose avant tout sur l’accompagnement. Mon objectif n’est pas de proposer une solution dans une logique purement commerciale mais d’identifier le produit ou le dispositif le mieux adapté aux besoins réels du client. Cette approche consiste également à préserver les installations existantes lorsqu’elles peuvent encore évoluer. Un remplacement complet n’est pas toujours nécessaire. Nous cherchons plutôt à adapter les équipements et à les faire évoluer progressivement vers la solution souhaitée, tout en maîtrisant les coûts et en évitant l’ajout de matériels superflus.
Le secteur hospitalier impose des contraintes fortes en matière de continuité de service. Quelles sont, selon vous, les principales exigences techniques auxquelles vous devez répondre dans un environnement de soins ?
Q. D. : La première exigence repose sur la communication et la coordination entre les différents interlocuteurs. Certaines interventions peuvent être réalisées assez facilement, tandis que d’autres concernent des zones beaucoup plus sensibles ou difficiles d’accès. Chaque opération doit donc être préparée avec les services de sécurité et de sûreté, les directions techniques, mais aussi les cadres et les équipes directement concernés. La connaissance du site constitue également un véritable atout. J’interviens au CHU depuis près de dix ans, ce qui me permet d’anticiper les difficultés liées aux cheminements de câbles, aux conditions d’accès ou aux horaires d’intervention. Dans un environnement hospitalier, la qualité d’une intervention dépend en grande partie de cette capacité à prévoir les contraintes et à coordonner précisément l’ensemble des acteurs.
Du point de vue du CHU, quelles sont aujourd’hui les grandes problématiques liées à la sécurité et à la sûreté dans un établissement hospitalier comme le vôtre ?
Cyril Rusconi : L’hôpital est largement ouvert sur la ville, ce qui l’expose à de nombreux risque de dégradations et d’actes de malveillance. Les échanges avec d’autres établissements, notamment à travers l’association des chargés de sécurité dans les établissements de soins, confirment cette évolution à l’échelle nationale. Nous devons donc renforcer la protection des locaux, des équipements et des infrastructures techniques sensibles. La sécurisation de ces infrastructures occupe désormais une place beaucoup plus importante qu’auparavant dans la politique de sûreté des établissements de santé.
